L Afrique et ses organisations de développement ne manquent pas d’idées pour relever les défis du continent. Qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux, les banques à idées ne manquent pas, de proposer des solutions réalistes et réalisables. Partant de cette hypothèse, nous pouvons nous demander pourquoi tant de maux ? Comment expliquer la pauvreté, qui est la norme et non l’exception dans de trop nombreuses cités ?
L’on invoque des raisons. Comment les dépasser pour des réalisations -échecs ou succes- effectives et vérifiables ? Qui sont-elles ?
La maturation des projets. Il faut construire l’idée afin qu’elle se décline en projets. Ce projet mis en oeuvre devra conduire à une matérialisation des idées. Force est de constater -de l’aveu de- nombreux évaluateurs font état d’une faiblesse constatée dans l’élaboration des projets bancables de développement.
La corruption à tous les étages. Elle fragilise et detourne tout projet, initiatives qui peut conduire à des changements. On detourne les moyens de l’école, de l’hôpital, des programmes agricoles, la corruption agit comme des métastases qui reviennent sans cesse, malgré les coupes et les opérations qui tendent à les faire disparaître.
Le maître d’ouvrage qualifié. Il est au coeur de la mise en oeuvre du projet. Champion de l’approche « PDCA »il est ce chef d’orchestre qui fait du SMART, une réalité et non un concept.
Le maître d’oeuvre chargé de traduire l’idée en projet, il pense et donne le ton tout au long du projet. Il connecte les points car un projet se sert à lui-même, mais aussi à l’écosystème auquel il est connecté. Il est responsable de l’expression de besoins, un exercice difficile qui demande des compétences et des méthodologies diverses. Le risque est grand et de nombreux projets échouent dès cette étape, renvoyant l’idée à son stade initial.
Les bénéficiaires, ceux sans qui de nombreux projets ne verraient le jour. Malheureusement trop cantonné au rôle d’acteur passif, qui doit applaudir des réalisations et être absent de l’expression des besoins.
Le politique. La vie en société est organisée par la politique, organisée autour de politiques publiques et d’autres cadres et instruments. Que l’on aime ou pas, elle organise la vie en société via le politique qui représente les bénéficiaires à la table des choix. L’absence de trop nombreux sachants rend la tâche ardue pour ceux qui restent. Il est nécessaire de repenser cette absence et son impact dans le développement de nos cités.
L’absence des moyens techniques et financiers. Il est un drame pour les gouvernants et opérateurs qui doivent naviguer trop souvent dans l’incertitude, un climat anormal mais, qui de par son acceptation fataliste fait de la redevabilite, une chimère.
De nombreuses autres raisons viendraient sûrement enrichir, celles proposées. Je m’en vais en me demandant : à quel niveau sommes-nous dans la formation ou l’identification de la masse critique qui nous permettrait de passer des idées aux produits ?
