Le peuple Mbvumbo vit au Cameroun dans le département de l’Océan, la région du Sud. Il partage ce écosystème avec d’autres peuples dans une paix relative qui voit la et le politique, la course développement, etc. troubler de temps à autre cette harmonie. Son organisation sociale et societale a subi de plein fouet, les intérêts de la domination économique de l’Allemagne d’une part et de la France à sa suite. C’est une culture qui se perd et aujourd’hui est face à son destin suite à plusieurs facteurs internes et externes. Sa structure traditionnelle a été démantelé dans la même foulée, créant un vide et une absence que tant bien que mal les successeurs tentent de reconstruire. Les facteurs internes sont la faiblesse de la transmission, l’exode rural, l’absence de mémoires, etc. Les facteurs externes sont l’installation des industries extractives, le développement routier, la pression démographique, etc. Ils sont des défis, mais aussi des opportunités.
Il existe de nombreuses associations culturelles qui ont pris conscience de cette urgence, de préserver la culture Mbvumbo, mais force est de constater que ce n’est pas, par le même bout, ce qui me fait dire, qu’il y’a autant de culture que d’Hommes. Les approches de structuration ont été porté par différents catégories de groupes d’acteurs, mais elles n’ont pas pu dépasser la phase du modèle de gouvernance à même de, répondre aux aspirations globale et individuelle. D’où l’existence de structure en léthargie et à la recherche parfois d’un nouveau souffle.
J’ai intégré la dernière en date il y a quelques mois. Je sortais d’un parcours culture assez dense avec, la mise en place du programme culture de CGLU Afrique et notamment la mise en œuvre d’un des trois piliers de ce programme, qui est l’organisation de la ville capitale africaine de la culture. Sa préparation a pris plus de trois ans et, une de mes tâches étaient de voir comment on capitalise, comment on met en musique les ressources qui s’activent pour la réussite de l’évènement. Il faut faire face à plusieurs challenges, il faut renouveler son regard vis à vis de la culture, il faut essayer de la comprendre du point de vue des acteurs qui l’expriment au quotidien et en vivent, il faut la comprendre du point de vue des décideurs et enfin il faut la comprendre du point de vue du consommateur. Après avoir fait ce tour, il faut regarder les enjeux locaux, nationaux, globaux et se faire une idée de comment les choses peuvent s’articuler. Et enfin identifier les outils qui peuvent aider à atteindre les objectifs fixés.
J’ai refais tout le parcours au sein de l’association mais, avec un handicap, quoique natif, je suis au niveau basique de ce que je dois connaître. L’effet de cela est une comprehension et une categorisation lente du contenu de la culture Mbvumbo. Les résultats de l’heritage du travail de sape et celui de la rupture dû à l’imposition des religions. L’autre frein est le niveau basique de l’environnement favorable à ce travail de préservation et conservation.
Je devais initialement aller faire ce travail sur les communautés en Papouasie-Nouvelle-Guinée, mais les voies de la vie se comprennent entre elles. Je suis dans une communauté virtuelle de 900+ personnes qui expriment des attentes. Elle apprécient les enseignements suite à des initiatives personnelles. Elle est est à l’aise sur la plateforme Wazap. Devant ce constat ma question a été : comment procéder ? Comment organiser l’offre et la demande ? Sur quels sujets ? Sur quels outils ? Avec quelle finalité ?
Je notais les attentes et les sujets qui suscitaient l’adhésion. Avec ses notes, j’ai proposé un sondage qui nemploie pas le mot culture mais, avec des questions comme, voulez-vous une classe dédiée sur la langue, voulez-vous une classe dédiée sur les us et coutumes, voulez-vous apprendre la pêche traditionnelle, etc. Ce sondage suit son cours, mais il me permet de verifier mon constat, au delà de la dynamique de groupe , il faut tenir compte des attentes individuelles qui se retrouvent chez plusieurs individus.
Battre le fer quand il est chaud est la seconde action que j’ai faite, avec la creation d’une communauté sur Wazap, le but est de rester sur l’outil qui est confortable pour les uns et les autres. Bien entendu je suis conscient que le nombre posera un problème à court terme à cause de la capacité proposée par l’outil . Cette communauté comporte des groupes dédiés. Chaque groupe est une réponse du besoin exprimé dans le formulaire. La gouvernance dans les groupes est assurée par des animateurs. Ils sont les sachants qui ont une connaissance des sujets, ils ont pour role de définir des activités et le contenu qui va avec mais aussi, d’élaborer des produits d’informations/connaissances à la fin de chaque cours ou activités. Ces supports seront la mémoire de la culture. Il y a l’approche avec des animateurs, mais la porte reste ouverte pour des groupes dédiés autogérés.
Le nombre posera un problème car l’ambition nest pas de limiter l’accès aux groupes dédiés aux personnes présentes dans l’association car le sujet est la culture et il concerne les natifs et toute personne qui s’y intéresse. Saisir les opportunités pour avancer d’un cran. Initialement le sondage prends fin le 1er décembre mais, il existe déjà un cours de langue qui se passe le vendredi à 15 heures et qui est à sa deuxième leçon. L’idée, l’outil et deux animateurs étant disponibles, je suis passé du projet à sa mise en œuvre avant l’heure. Cette semaine la troisième leçon se fera dans le groupe dédiée et, en écrivant l’article il me vient l’idée de segmenter le temps, pour prendre en compte les différents niveaux.
Je suis un apprenant et je vais jouer le rôle de support auprès des animateurs et des groupes afin que, les objectifs d’apprentissage et d’échange contribuent à l’atteinte d’un des objectifs globaux qui est de contribuer à la conservation et la préservation de la culture. J’ai utilisé des competences acquises en gestion des connaissances, j’espère pouvoir partager les leçons dans quelques mois.
Faisons culture ensemble.
